/// 10 novembre 2014 ///

#Streetart à la Fondation EDF

MEA_FondationEDF

Située dans le 7e arrondissement de Paris, la Fondation EDF propose actuellement une exposition intitulée #Streetart, l’innovation au coeur d’un mouvement et qui devrait durer jusqu’au 1er mars 2015.

Alors tout d’abord, qu’est-ce que la Fondation EDF ? Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, le mécénat artistique n’est pas le but premier de la fondation. Selon son site internet, elle soutient prioritairement les « initiatives positives issues de la société civile » et tente « de faire effet-levier sur des dispositifs novateurs ».

L’exposition prend place dans une ancienne sous-station de la Compagnie parisienne de distribution d’électricité, datant du XIXe siècle et dont la facade mérite que l’on s’y attarde quelques secondes avant de rentrer dans le lieu.

La fondation EDF approche le street art avec un angle d’attaque singulier : l’innovation. Cela peut sembler étrange, mais l’innovation est le sujet principal de la fondation. Et le résultat est pour le moins déroutant. En entrant de le bâtiment, on se retrouve dans un grand hall avec, accrochés en hauteur, des posters d’œuvres d’Obey, de Jonone, et autres rockstars du marché de l’art tendance street, histoire que le visiteur comprenne bien le thème…

La scénographie est assez étrange : on commence par une histoire du graffiti, partant des grottes préhistoriques jusqu’à Kidult en passant par Subway Art, et même des planches de skate et un vieil ordinateur. Si vous connaissez déjà l’histoire du graffiti, vous serez un peu déstabilisé, si vous n’y connaissez rien, vous n’y comprendrez rien…

Mais face à cet historique, se trouve le « Waterlight graffiti » un mur noir couvert de diodes électroluminescentes qui s’allument quand elles sont au contact de l’eau. Le dispositif est assez amusant et on se prend vite au jeu.

Et l’ensemble de l’exposition est à l’image de ce hall : on passe d’un espace sur le street art, assez barbant, à des espaces technologiques et ludiques : une pièce où l’on peut s’essayer au Lightpainting, un mur virtuel où l’on peut taguer avec une manette en forme de bombe de peinture, etc…

Au final, l’amateur de graffiti sera déçu : le graffiti et le street art sont ici présentés de manière aseptisée. Mais ce n’est pas le public visé : l’exposition s’adresse principalement aux enfantsqui pourront s’amuser avec les différents outils laissés à leur disposition.

Et c’est bien dommage! Car ils sont nombreux à explorer les ponts entre graffiti et nouvelles technologies. On peut notamment penser à Katsu et son drone tagueur mais surtout au Graffiti Research Lab, mais il est vraiment que trop salissant pour laisser des enfants jouer avec !

/// Le site de l’exposition ///


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