/// 21 mai 2014 ///

Michael Barek

MEA_barek

Michael Barek est un sale gosse! En première approche, c’est ce que l’on pourrait penser : sa peinture est intuitive, impulsive et présente un caractère un peu enfantin. Mais en regardant de plus près, on comprend que le choix méthodique de couleurs vives cache en réalité un univers sombre. Il crache sur la toile ses angoisses, sa rage, souvent sous la forme de vanités : la tête de mort est son blason.

Le béton, les briques, les tours d’immeubles et les cheminées d’usines se retrouvent empêtrés dans des cranes, des corps d’humanoïdes, d’oiseaux et de chiens. Dans ce monde à l’envers, ce ne sont pas les êtres qui sont prisonniers de la ville, mais l’inverse. Les rappels à l’environnement urbain se font aussi par le choix des matériaux, surtout de la récup, des planches de bois, des vieux cadres, des papiers. Car la ville, Michael Barek la connait bien, il la pratique : il a rencontré le graffiti à la fin des années 80 et depuis, entre Paris et sa banlieue, pas de temps mort.

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