/// 28 mai 2014 ///

Kuma – American graffiti

MEA_Kuma

Dans les rues de New York, San Francisco, Detroit et même Paris, partout où il passe le graffeur américain Kuma laisse sa trace : quatre lettres, qui signifient « Ours » en japonais.

De toute évidence, le graffiti légal et autorisé n’intéresse pas Kuma : pour lui, il suffit  parfois d’avoir deux couleurs pour s’exprimer. En voyant son lettrage, on devine qu’il l’a répété tant de fois qu’il est désormais en mode « pilote automatique » : c’est simple et efficace, structuré mais souple; ses lettres semblent prêtes à danser. Et comme « qui se ressemble s’assemble », il est souvent accompagné des writers les plus prolifiques de l’ancien et du nouveau continent : False, Bonus, Curve, Horfé, Tomek…

Mais si Kuma répète son nom à l’infini, il sait malgré tout garder ce jeu intéressant en personnifiant ses pièces. Une bombe de peinture blanche et une de noir, et le voici qui se lance un challenge à lui-même. Il ajoute une dose d’humour à ses œuvres en leur ajoutant des bras, des jambes et les voici en train de pousser un chariot de bombes de peinture volées, d’appeler la police ou de partager une barre chocolatée. Il casse l’image violente et rude du graffiti vandale, le rendant sympathique sans pour autant se compromettre.

Pour Kuma, tout ça n’est qu’un jeu et il le prouve avec une nouvelle expérience dont le principe est « Finders Keepers » (« Trouver, c’est garder »). Il a dissimulé dans des lieux abandonnés de Detroit des mini-œuvres, des peintures au numéro représentant des paysage bucoliques dans lesquels il a intégré son nom.


Toutes les photos nous sont sympathiquement fournies par Ray Mock de carnagenyc.com


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